Entretien avec Mr Fabrice Fernand FANGWA, coordonnateur national de SKEP Cameroun.

Bonjour,

J’ai eu l’honneur d’interviewer le responsable de SKEP Cameroun, pour en savoir plus sur l’entreprise dont il a la charge ainsi que sur sa personne.

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Bonjour

  • Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis consultant en stratégie, management et entrepreneuriat ; je suis aussi enseignant d’école de commerce et par ailleurs coordonnateur national du programme SKEP. Il existe aussi une autre casquette que je ne souhaite pas mettre en avant pour le moment.

 

  • Quelle est votre vision de l’entrepreneuriat : Pourquoi  vous êtes-vous lancés ?

Je pense que si nous voulons faire sortir notre pays de l’état de misère et de pauvreté (d’abord mentale, avant d’être financière et économique) dans lequel nous sommes, Il est temps de revoir notre façon de penser, notre façon de concevoir l’économie, notre façon de concevoir les affaires.

Je pense que la jeunesse africaine a un potentiel énorme ; il manque simplement un encadrement pour développer ce potentiel.

C’est la raison pour laquelle nous avons introduit avec d’autres collaborateurs ce projet SKEP, pour éveiller les consciences africaines et mener cette petite révolution entrepreneuriale.

  • Comment faire pour choisir son associé ?

Nous avons un problème au Cameroun qui « est-le-moi », l’individualisme et l’égocentrisme.

Si vous avez des compétences dans ce domaine, cela ne veut pas dire que vous allez créer une entreprise et réussir dans ce domaine, vous avez toujours besoin d’ une ou plusieurs personnes ayant des compétences complémentaires à la vôtre.

C’est l’élément essentiel lors de votre recrutement afin de pouvoir aller jusqu’au bout du projet. Il y a cet adage africain qui dit : seul on va beaucoup plus vite et ensemble beaucoup plus loin.

  • Quels sont les principaux challenges auxquels vous avez dû faire face ?

Les challenges que nous avons rencontrés sont tout d’abord d’ordre mental.

Ensuite ce n’est pas évident de mener cette révolution lorsque vous ne disposez pas de certaines ressources. Il n’empêche que nous mettons en place des stratégies pour nous autofinancer sans dépendre d’un quelconque organisme.

  • Comment organisez-vous votre journée ? Avez-vous une routine de travail ?

Une routine de travail pas vraiment mais une routine dans les événements que nous organisons oui, parce que nous organisons des conférences ,des ateliers de formation, des tables rondes.

Nous recevons tous les jours de jeunes porteurs de projet et nous essayons autant que possible de les accompagner.

Je profite de cette occasion pour vous annoncer le lancement d’un programme par le SKEP qui a permis aux jeunes entrepreneurs ou aux aspirants entrepreneurs, de briser la glace et renverser les montagnes qui se dressent devant eux, il débutera en Octobre.

Nous sommes en train de peaufiner les derniers détails ; une fois que ce programme sera lancé, il s’agira de formation permanente pour ces jeunes entrepreneurs. Le moment venu, vous aurez l’exclusivité.

  • Quel est votre style de management ?

Chez SKEP, c’est le management participatif, tout le monde a quelque chose à dire ; il est vrai qu’il faut un visage externe à SKEP, mais toutes les décisions se prennent de façon collégiale ; même jusqu’ aux assistantes chacun à quelque chose à dire.

  •  des conseils pour un entrepreneur en herbe ?

Il ne faut pas se décourager parce que nous sommes dans un environnement très difficile.

  • Qui vous inspire le plus dans le monde des affaires parmi les modèles masculins ?

J’ai beaucoup d’admiration pour l’artiste Akon, parce que sa vision de l’entrepreneuriat se rapproche beaucoup plus de celle du SKEP.

Exemple : Vous arrivez à Yabassi et vous trouvez qu’il y a une pénurie de poissons, vous décidez d’ouvrir une poissonnerie et vous avez de l’argent ; seulement si pour le faire vous importer vos poissons de l’étranger. Vous fournirez effectivement du poisson aux habitants et vous ferez du profit, mais vous appauvrirez au moins 500 habitants.

Par contre, si avec les mêmes fonds, vous développez une activité de pisciculture et ensuite vendre les poissons qui sont produits. Faire du profit prendra plus de temps, sûrement 3 ans mais vous ferez des bénéfices et vous aurez permis à au moins 500 habitants de Yabassi d’être riche à leur tour. Voilà, la vision du SKEP : repenser le monde des affaires afin que tout le monde puisse trouver son compte.

  • Qu’est-ce qui vous rend le plus fier de ce que vous avez accompli à ce jour ?  

Vous faites une publication, vous signez en bas SKEP et 3 jours plus tard une personne vous la renvoie, car elle l’a reçu d’une personne, qui l’a reçue d’une autre, et c’est à ce moment que vous vous dites que votre travail commence à porter des fruits.

Un jour, nous avons été impressionnés ; nous arrivons dans une localité éloignée ici au centre, vers la frontière avec l’Est dans un village vraiment reculé ; et pendant que nous sommes assis en train de manger un bout de viande ; un jeune arrive : « Bonjour SKEP ». Je suis surpris : jusqu’ici vous connaissez SKEP, oui je vous suis sur Facebook et dans le groupe what’sapp dans lequel vous êtes, c’est vraiment intéressant. C’est ainsi que l’on se retrouve en train d’échanger sur un projet concernant l’agriculture, il y a eu un rassemblement.

Notre plus grande fierté est de se rendre dans des localités aussi retirées et se rendre compte que la révolution entrepreneuriale est déjà en marche.

  •  Quels sont vos hobbies/passions ?

J’aime discuter avec les gens et j’aime voyager. J’ai eu à  voyages huit fois dans une période très courte. J’aime me rendre dans des coins retirés où tout le monde n’a pas l’habitude d’ aller, afin de découvrir d’autres cultures.

  •  Quel est votre plat préféré ?

En bon sawa, j’aime le ndolé surtout avec les miondos.

  • Quels sont les projets de SKEP pour le futur ?

La vision de SKEP est étalée sur 15 ans, au terme duquel nous devons avoir une ressource humaine de 1000 entrepreneurs ; je ne parle pas des débrouillards et je ne dis pas que la débrouillardise est une mauvaise chose, mais je parle d’entrepreneur avec un business plan cohérent, rentable avec des modèles pérennes.

  • Comment faire pour contacter SKEP ?

Vous pouvez vous rendre dans nos locaux au quartier Fouda, l’immeuble en face d’express union et vous avez la page facebook SKEP Cameroon à tout moment ; vous pouvez aussi me contacter sur les réseaux sociaux en tapant Fabrice Fernand FANGWA (FFF) ; je me demande toujours pourquoi mon père m’a donné un nom avec 3 F. Mes contacts téléphoniques sont : 676 55 83 72 pour what’sapp et le second numéro 690 35 17 15.

 

 

 

 

 

 

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Je suis une jeune camerounaise. Je partage avec vous mes bons plans au Cameroun. Vous y retrouverez aussi mes découvertes et coups de coeur.

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