Le jour où j’ai eu mon permis de conduire au Cameroun

Coucou ,

Çà fait un moment  que j’ai  pensé à écrire cet article, mais je n’avais pas le feeling   pour rédiger , du coup c’était resté en suspend dans la partie brouillon de mon blog.

Dans cet article je vais vous partager mon expérience en ce qui concerne la conduite au Cameroun : du moment où j’ai eu mon permis de conduire jusqu’à présent. Je vous parlerais également des erreurs que j’ai commises  et de mes peurs.  Si çà peut aider certains : tant mieux !

LES COURS DE CONDUITE ET L’OBTENTION DE MON PERMIS DE CONDUIRE

Au début de la vingtaine, j’ai pris des cours de conduite car ce serait important pour ma vie professionnelle, même si je n’avais pas de voiture. Çà fait toujours beau d’avoir un CV où à la fin tu mentionnes que tu as le  permis de conduire (bon : c’est ce que je me disais à cette époque). J’ai choisi une petite auto école qui m’a été recommandée par un membre de ma famille pour ce faire. Pour les formations, il y avait : la formation normale sur 1 mois et une autre en accélérée (cours tous les jours pendant 2 semaines ). Etant donné que je devais commencer un stage et que les délais étaient assez courts, j’ai choisi la formation accélérée.

AVAIS-JE PEUR ?

Je ne vais pas vous mentir : j’avais peur ! Je n’avais pas peur de prendre les cours, mais j’avais peur de conduire en ville : avec les accidents, les mauvais comportements de certains chauffards, les agressions,…

Le point positif de cette peur c’est que j’ai pris la formation théorique très au sérieux. Chaque soir je lisais mes cours, des fois j’allais même sur Google et Youtube pour plus de détails. Mon entourage était en mode : « ékiéé ma fille : ce n’est que le permis de conduire…tu veux seulement la mention ? ».

LA VOITURE UTILISEE POUR LES COURS :

C’était une petite voiture. C’était un ancien modèle qui avait déjà fait son temps et avait bien roulé. C’était une voiture manuelle. Le moniteur nous a fait comprendre qu’il préfère nous former avec une voiture manuelle car si tu maîtrises la manuelle, ce n’est pas l’automatique qui va te dépasser.

LE MONITEUR :

Hummmmmm ! Le monsieur là ne blaguait pas pendant les cours pratiques ! quand tu faisais une erreur : tu avais droit à une insulte  (je me souviens encore de sa voix) quand il était d’humeur gentille.  Pour les hommes il avait ses petites tapes sur le front. Pour les filles c’était les doigts qu’on nous tapait quelquefois.

En gros : une formation à la camerounaise des années 70/80 quoi !!! C’est vrai qu’il était sévère mais çà nous a permis de facilement assimiler les cours.

LA FORMATION EN ELLE-MEME :

Pour 2 semaines, j’ai trouvé la formation bonne car on faisait les cours théoriques, des sorties partout en ville, on travaillait sur le créneau, le démarrage en côte,…..

CE QUE J’AI TROUVE DIFFICILE PENDANT LA FORMATION :

C’est le cours où on ouvre le capot de la voiture et on présente les différents éléments. Il y avait beaucoup de choses à retenir et j’avais vraiment peur de ne pas tout assimiler car on avait fait le cours dessus 2 jours seulement avant l’épreuve du permis de conduire.

Il  y avait aussi le démarrage en côte.

LE JOUR DE L’EPREUVE DU PERMIS

L’épreuve théorique a eu lieu quelques jours avant l’épreuve pratique. Nous avions révisé en groupe la veille avec le moniteur, et çà s’est super bien passé.

L’épreuve pratique :

C’est ce jour que j’ai su que l’auto école où j’étais était une auto école sérieuse. Ce que j’ai vu ce jour : Seigneurrrr !!!

Des moniteurs de certaines auto écoles en train de draguer/flirter avec leurs élèves (avec leur consentement bien sûr),…

Il y avait plusieurs épreuves et nous étions répartis en plusieurs groupes avec les élèves des autres auto écoles : le créneau, la connaissance du véhicule, la conduite en elle-même ,…

Ma 1ère épreuve était la connaissance du véhicule.

  • Pour l’extérieur du véhicule je maîtrisais, mais pour l’intérieur du capot c’était chaud : j’étais en mode « fax » quand je révisais la veille.

Nous étions tous autour d’une voiture et les évaluateurs nous appelaient à tour de rôle.

Du coup tu étais évalué pas seulement devant les évaluateurs, mais aussi devant les autres élèves. Normalement çà devait être un moment sérieux où tout le monde est calme et concentré, mais des fois il y avait de ces commentaires qui faisaient rire, et mettaient l’ambiance (quel paradoxe n’est-ce pas).

  • L’autre scène pendant cette évaluation que j’ai vécu c’est une fille qui ne maîtrisait pas et a voulu séduire l’un des évaluateurs. Le monsieur a répondu à haute voix : « mouf tu te crois où ici : ce n’est pas l’épreuve de séduction !  » .
  • Lorsque mon tour vint de passer, ce que je redoutais tant m’est arrivé : les questions sur ce qu’il y  a à l’intérieur du capot. Dieu merci mes révisions en mode fax de la veille étaient encore fraîches dans mon esprit: j’ai faxé, même si je n’ai pas pu répondre correctement à toutes les questions.

Le créneau

Pour l’épreuve du créneau j’avais un peu peur de ne pas bien maîtriser mes pédales, même comme je m’étais entraînée physiquement et visuellement ( vidéos sur youtube).

  • La qualité de pente que le groupe où j’étais a eu : franchement çà m’a énervé car il y a certains groupes qui étaient sur un terrain plat, d’autres avec une légère pente. Quelle poisse ! pourtant j’avais prié la veille et le matin comme on nous conseille souvent sur facebook.
  • Comme nous étions nombreux il fallait attendre. Et pour couronner le tout la pluie à commencer à tomber sur cette terre rouge. Quand on s’est plaint aux évaluateurs  pour qu’ils nous notent gentiment, ils nous ont répondu  : « un conducteur doit être tout terrain : bonne chance ! ». La pluie n’a pas trop duré, mais il y avait quand même un peu de boue.
  • Lorsque ce fut mon tour, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai fait mon créneau comme une grande. Le petit hic c’est que : lorsque j’étais déjà à l’intérieur du « parking délimité pour l’évaluation » et que je devais faire la dernière manœuvre pour bien garer, j’ai failli toucher un de leurs bâtons. Comme l’évaluation se faisait devant tout le monde, j’ai vu derrière les autres élèves faire des gestes (car je regardais dans le rétroviseur aussi) pour me dire que çà va : ne recule plus. Je me suis arrêtée net et c’était bon. L’évaluateur a dit, courroucé, aux autres élèves : « aidez la bien ! j’espère qu’elle va aussi vous aider quand ce sera votre tour ». Comme quoi : c’est quand même bien de faire ces évaluations en public . Sur 10 je me serais donné 9, tellement c’était réussi.

L’épreuve de conduite

La route  sur laquelle on devait conduire était cabossée et un peu fendue en deux. A mon tour , la pluie a recommencé.  La route glissait, c’était sur une légère pente et on devait faire le demi-tour sur route aussi. La voiture était manuelle, un peu vieillote comme celle de l’auto école, donc la prise en main n’était pas difficile pour moi. Par contre les élèves qui avaient faits les cours avec des voitures  légères se sont un peu plaints.

  • Le plus dur dans cette épreuve pour moi a été de gérer le stress : conduire sous la pluie, sur une route fendillée, avec la pression d’un évaluateur qui fait tout pour te faire perdre tes moyens.

Exemple : si lorsque tu t’installes dans la voiture et qu’il te dit de démarrer vite pour partir parce qu’il n’y pas le temps et que tu exécutes, tu perds des points. Il faut faire les réglages avant toute chose.

  • Pour ma part çà s’est bien passé même si j’étais toute mouillée à la fin à cause de la pluie.
  • Même si je savais intérieurement que dans l’ensemble je m’étais bien débrouillée, j’étais énervée à cause du temps d’attente, de la pluie,… Carrément une journée : nous sommes arrivés vers 7h-8h, et nous avons fini vers 15h. Quand je partais il y avait encore d’autres élèves sur place.

Le résultat :

Oui : j’ai eu mon permis de conduire. J’étais trop contente. Nous avons tous eu le permis dans notre auto école, sauf une personne. Le monsieur qui n’a pas eu le permis savait déjà conduire. Pendant les cours il nous impressionnait même, et çà nous mettait la pression.

  • Du coup quand on nous a appris la nouvelle nous étions un peu choqués. Le moniteur nous a fait savoir qu’il n’a pas réussi parce qu’il a utilisé le frein à main pendant la conduite pour faire le démarrage en côte. Et je me souviens très bien que pendant les cours le moniteur nous disait qu’il ne va pas nous apprendre à utiliser le frein à main car c’est pour les personnes qui aiment la facilité, et que l’on devait apprendre à maîtriser nos pédales.

Il a refait l’examen à la session suivante en respectant ces consignes et il a obtenu son permis sans soucis.

Pour conclure : nous avons certes eu une formation à la dure, mais çà a payé !

MES PREMIERES CONDUITES DANS LA VILLE

Le permis obtenu c’était une formalité. Conduire en pleine ville : c’est autre chose.

Mes premières semaines de conduite : j’étais comme un clown au volant.

  • Je ne maîtrisais pas encore bien le démarrage en côte, et la stratégie que j’avais adopté c’était de fuir les pentes. A Yaoundé il y a les pentes un peu partout avec les embouteillages, du coup je n’allais vraiment pas très loin.
  • J’ai cogné 2 fois, mais pas dans la circulation. C’était pour garer /sortir : je ne maîtrisais pas bien les pédales et j’étais trop rapide dans mes mouvements. Heureusement il y a eu un arrangement à l’amiable.
  • Dans la circulation, j’avais vraiment du mal avec le démarrage en côte au début, et des fois je faisais le « tonneau » (la voiture s’arrête). Dans ces moments là, je supportais seulement en silence les insultes des taximen et les klaxons des véhicules privés (oui oui : certains aiment beaucoup klaxonner, comme si tu es sourde). J’ai soufferrrrrrt !

DEBUT DE MAÎTRISE DE LA CONDUITE EN CIRCULATION

Quand j’ai commencé à maîtriser un peu les pédales, l’autre erreur que j’ai faite c’est de faire la force avec les taximen.

  • Certains d’entre eux aiment bien forcer le passage ou te doubler dans le vide. Moi j’étais en mode : « niet : ils pensent qu’ils conduisent plus que qui ? ». Je ne me laissais pas faire, jusqu’au jour où l’un d’entre eux a écorché la voiture d’un membre de ma famille que je conduisais. Et le pire dans tout çà c’est qu’il s’est arrêté, et il a dit : « mais ce n’est rien : il faut seulement frotter, çà va partir ». Comme nous étions au niveau du rond point de la poste centrale et que çà allait créer les embouteillages, il est rentré dans son taxi (qui était déjà bien cabossé en passant) et est reparti. J’allais faire comment ?
  • J’ai aussi démarré et je suis partie. Le lendemain de ce jour, on m’a bien sermonné, et on m’a demandé de ne plus faire la force avec les taxis. Certains ont des taxis qui datent de plusieurs années, d’autres ont des taxis qui ont déjà été cognés plusieurs fois, ce qui fait que :si tu  cognes leur  taxi  ou ils te cognent çà ne leur dit rien…ils n’ont rien à perdre !
  • Le mieux est de fuir ou de leur céder le passage quand tu les vois venir.

Mon égo en a pris un coup , et j’ai progressivement appris à ne plus gérer certains de ces taximen (car tous ne sont pas pareils).

Une autre erreur que je faisais au début c’était de regarder  ou de prêter attention à ces taximen quand je conduisais. Certains ont toujours des insultes, des expressions péjoratives même quand ils ont tort. Du coup si vous les regardez, vous allez bien entendre ce qu’ils disent, et voir leur gestuelle méprisante/moqueuse, et çà peut vous énerver (moi en tout cas çà m’énervait bien même au début).

Lorsque j’ai compris cela, j’ai appris à ne plus les gérer en ne les regardant plus, et à me concentrer sur la route. Ils vont toujours parler, mais ce sera dans le vide, avec leurs passagers qui sont dans le taxi.

LA ROUTE QUI M’A  LE PLUS TRAUMATISEE

Il y a quelques années, j’avais pris un raccourci pour quitter du Carrefour hôtel Le Paradis , et arriver directement à l’Omnisport, sans passer par la route normale. Pour prendre ce raccourci il faut entrer dans le quartier quand on est au Carrefour, longez la route tout droit en dépassant l’hôtel Le Paradis, jusqu’au fond . Ensuite il y a une descente, suivie d’une montée qu’il faut prendre. A l’époque il y avait juste de la terre et des bosses sur cette route du coup je l’avais emprunté sans soucis.

  • Mais : j’ai eu un choc cette année. J’étais du côté d’Etoudi et je devais aller à Omnisport : il n’y avait pas les embouteillages à Ngousso, mais j’ai eu la MERVEILLEUSE IDEE d’emprunter le fameux raccourci, comme çà faisait longtemps. La première chose qui m’a marqué c’est que j’ai constaté que la route qui va du Carrefour à l’hôtel Le paradis (et plus loin même a été ENFIN goudronnée). Lorsque j’arrive donc au moment de tourner à gauche pour emprunter le raccourci, je constate donc que çà a aussi été goudronné. Intérieurement je me dis : super, çà va faciliter les choses.
  • En descendant la pente, je commence à voir de loin l’autre montée , et là mon cœur commence à battre : c’est une nouvelle route ? c’est quelle pente qui n’a pas d’inclinaison comme çà ?
  • En plus la route est étroite ! à un moment je me dis : mieux je fais demi tour, mais comme la route est étroite et qu’ il y a une voiture qui klaxonne derrière, je prends donc la montée.
  • J’AI EU LA PEUR DE MA VIE !!! J’avais l’impression qu’ en montant la voiture pouvait faire un « peroulé arrière » et que je perde le contrôle des pédales et tout. Des scénarios horribles me sont venus à l’esprit, et j’ai marqué mon arrêt (j étais toujours sur la pente) en mettant les clignotants ; il n’ y avait pas d’embouteillages et il n’y avait personne qui venait de l’autre côté, donc le Monsieur m’a doublé.
  • En voulant faire la marche arrière  quelques minutes après, il y a une grosse 4*4 qui venait de l’autre côté et s’arrête à mon niveau. Le conducteur a baissé sa vitre et m’a dit : «  il faut arrêter la climatisation, çà va aller ». Quand je veux dire merci, la dame qui est assise derrière baisse la vitre et me sort (avec l’accent) : « ma fille tu peux le faire, C’EST FACILE, mets seulement la première, et tu avances doucement sans t’arrêter ». Sur le coup j’étais en mode stress donc je n’ai pas répondu, mais quand j’ai repensé aux mots de la dame là après,  et que j’ai raconté la scène à mes proches : on a trop ri !!

Comment je m’en suis sortie à la fin ?

J’ai fait la marche arrière, suivi d’un demi-tour. Il y a une dame qui m’avait doublé quand je paniquais. Quand j’ai fini mon demi-tour, j’ai constaté qu’elle-même s’était arrêtée à un niveau sur la pente, et avait commencé à faire la marche arrière.

MISE A JOUR DU 24 AVRIL 2017!!!!

J’y suis repartie par défi et je suis montée sans soucis, et avec brio!!! Je suis trop contente: ce sera désormais mon raccourci pour arriver facilement et plus vite à l’Omnisport et pour éviter les embouteillages de la route de Ngousso en moins de 10 minutes.

LES CHOSES QUI M’ENERVENT  DEPUIS QUE JE MAITRISE BIEN LA CONDUITE :

  • les personnes qui sont pressées quand il y a les embouteillages, mais qui roulent lentement quand la route est libre : au lieu de se rabattre légèrement sur le côté et céder le passage, ils restent en pleine route !
  • les personnes qui garent mal et ne s’assurent pas que l’autre personne peut ouvrir sa portière pour entrer dans sa voiture  (en général ce sont les femmes) !
  • le feu orange : normalement au feu orange on doit s’arrêter. Quand j’ai commencé à conduire j’ai constaté qu’il y a des personnes qui passent au feu orange. Et je me faisais klaxonner et insulter comme pas possible quand je m’arrêtais au feu orange. A un moment j’ai aussi commencé à suivre la mouvance, en passant au feu orange, jusqu’au jour où je me suis faite arrêter au niveau du Carrefour Warda : j’étais dépassée ! Le policier m’a dit que j’ai grillé le feu : je lui réponds : «  Monsieur je m’excuse vraiment, mais tous les jours je passe ici et les gens passent au feu orange : pourquoi c’est seulement moi qu’on arrête ? » ; Sa réponse : « ah bon ? donc ce n’est pas la 1ière fois ? Vous allez partir payer une contravention (25 000 environ ou plus je ne me rappelle plus) pour pouvoir rentrer en possession de permis (mais finalement je n’ai rien payé et on m’a remis mon permis de conduire);
  • les personnes qui volent les lettres qui sont sur la voiture (exemple: T O Y O T A) pour aller revendre quand tu gares en ville.

CE QUE JE ME SUIS SURPRISE A AIMER

  • le goût de la vitesse: lorsque j’étais ado et que je regardais les films du style fast and furious ou les courses de voiture (Michael Schumacher,…), je me demandais intérieurement : «  c’est quoi l’intérêt ? quel plaisir quelqu’un peut avoir à rouler aussi vite et mettre sa vie en danger ?
    • Mais lorsque j’ai commencé à bien conduire, je me suis surprise à aimer rouler vite et à grande vitesse. Sur le boulevard du 20 mai ou la route qui mène au Palais des Congrès : çà a le goût, çà déstresse et libère l’esprit. Le problème c’est qu’il n’y a pas beaucoup de route assez dégagée comme çà dans la ville, et qu’il y a souvent les embouteillages.

VICTIME DU KARMA

Comme je vous le disais plus haut. J’ai cogné 2 fois lorsque je venais d’avoir mon permis de conduire.

Tout a été arrangé à l’amiable, ce qui fait que même si un jour on devait me cogner, je serai empathique envers la personne en faute, car on l’a été à mon égard.

  • La 1ère fois qu’on ma cogné: c’était un taxi, et il était en faute. Normalement, pour l’arrangement à l’amiable il devait juste venir me voir pour qu’on trouve ensemble comment réparer les dégâts car le choc était visible. Malheureusement il est venu vers moi en montant sur ses gonds, me criant dessus et voulant me culpabiliser. J’ai essayé de le ramener à la raison, sans succès. On a donc fait le constat, et j’ai reçu mon chèque d’indemnisation au mois de Novembre dernier !
  • La 2ième fois qu’on m’a cogné: c’était un véhicule personnel. Il était 22h environ, et je n’ai pas vu le choc venir. A moins un mon visage cassait le pare brise. Mais comme j’avais la ceinture de sécurité : j’ai évité le pire ! Le temps de reprendre mes esprits (car le choc était vraiment violent : comme dans les films), je sors de la voiture. Je vois l’homme qui était au volant sortir de la voiture et venir vers moi en titubant. Dès qu’il a commencé à parler, j’ai su qu’il était saoûl : et le pire c’est qu’il rejetait la faute sur moi. J’étais dépassée : c’est quel monde à l’envers  comme çà ?

Heureusement que quelques minutes après, un monsieur habillé sobrement qui était à l’arrière est sorti de la voiture , est venu vers moi et m’a demandé calmement si çà allait, qu’il s’excuse et qu’il va payer pour les dégâts. Dès qu’il a dit çà : le fou qui était au volant s’est mis dans tous ses états en vociférant comme pas possible. Comme il se faisait tard, nous avons échangé les numéros de téléphone, j’ai pris le numéro de sa plaque et son nom.

Nous devions nous voir le lendemain directement chez le mécanicien. Il s’est présenté, a payé les frais de réparation, m’a demandé si tout allait bien et m’a donné « l’argent pour le crédit » : çà c’est de l’arrangement à l’amiable ! Pas les pet pet choses que certains font souvent ici dehors. Le mécanicien était agréablement surpris et m’a dit que j’ai eu beaucoup de chance.

CE QUE J’AI VU EN THEORIE ET QUE JE DOIS METTRE EN PRATIQUE

Il s’agit de changer les roues de la voiture. Je l’ai certes appris en théorie lors de ma formation, mais quand il y a crevaison de pneus, il y a toujours un homme à côté qui va prendre pitié de moi et se porter volontaire pour changer le pneu. Du coup çà ne m’avantage pas et je ne cherche pas à le faire moi-même. Mais bon : je vais me forcer cette année !

LE MOT DE LA FIN

Pour terminer, je dirai aux personnes qui ont eu peur comme moi que tout ne s’est pas fait du tic au tac et qu’il est important d’y aller progressivement.

Je me souviens , après la 1ière fois que j’ai cogné quand je venais d’avoir mon permis de conduire, j’ai fait 3 mois sans toucher à une voiture. Maintenant quand j’y repense çà me fait rire, mais bon! J’ai surmonté tout çà et j’ai repris le volant. La 2ième fois par contre j’ai fait 2 mois sans toucher à une voiture.

La conduite c’est la pratique. Plus vous conduirez, plus vous serez à l’aise en circulation.

Bisous et à bientôt

Lisa

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Publié par

Je suis une jeune camerounaise. Je partage avec vous mes bons plans au Cameroun. Vous y retrouverez aussi mes découvertes et coups de coeur.

4 commentaires sur « Le jour où j’ai eu mon permis de conduire au Cameroun »

  1. il ya cinq jours j’ai cogné un taxi sur la route de Simbock parce que j’ai pas freiné a temps. Et pourtant j’ai un chauffeur mais je lui avait demandé de me passer le volant pour qu’il se repose un peu. depuis je regarde ma voiture de loin. lol!!!
    mais plus serieusement je suis paniquée à l’idée de conduire toute seule. On m’a dit de reprendre le volant avec le chauffeur à coté mais c’est pas pour demain la veille.
    Le raccourci de Ngousso à L’omnisport?meme en taxi je suis morte de peur

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Christelle et merci de partager ton expérience. je vois que je ne suis pas la seule à avoir été traumatisée avec l’affaire de « cogner » lool. Prends le temps qu’il faut avant de t »y remettre (mais pas trop aussi loool). Le raccourci de Ngousso : loooool

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